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 M'offririez-vous cette danse mon prince? [Law']

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Aliénor de Beauvarois
Blue Blood || Duchesse de Lichtervelde
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MessageSujet: M'offririez-vous cette danse mon prince? [Law']   Mer 22 Avr - 11:55

Ce ne fut qu'après avoir passé trois bonnes heures à l'écriture de sa sempiternelle histoire que la duchesse de Lichtervelde se décida à pointer le bout de son nez dehors. Il va sans dire qu'elle avait dû contourner la foule de protecteurs que sa mère avait mis à ses pieds, mais comme elle n'était pas née de la dernière pluie, la ruse fut aisée. Ce fut en outre en toute impunité que la demoiselle à l'allure si distante et fragile se mit à vagabonder dans les rues, affublée d'une robe bien plus riche qu'elle n'avait l'habitude d'en porter. Evidemment, porter du blanc était toujours un plaisir, tant cette couleur signifiait la pureté chez Aliénor. Pourtant, on avait beau dire ce que l'on voulait, elle n'était pas à l'aise. Et c'était bien parce qu'elle devait se rendre sur le champ à Buckingham Palace qu'elle s'était habillée de la sorte. Mais passons à sa coiffure maintenant...Ses longs cheveux acajous n'étaient pas laissés détachés et à l'air libre, dévoilant ainsi de magnifiques anglaises...Elle s'était fait elle-même une sorte de chignon très serré, lui donnant un air strict qu'elle espérait efficace. Après tout, si elle se rendait d'un pas si pressé à l'immense Palace où vivait désormais la reine, c'était bien pour parler devant toute une assemblée de ventripotents nobles qui n'auraient sans nul doute aucun intérêt pour ce qu'elle allait dire. Pourtant, en arrivant au lieu dit, la jeune noble fut saluée avec la plus grande des politesses, et cela même si elle doutait fortement qu'il y ait la moindre once de vérité ou de sincérité la dessous. La suite des évènements s'enchaîna par ailleurs d'elle-même: Après avoir été présentée à quelques uns des pontes de la noblesse actuelle, Aliénor fut conduite face au pupitre contre lequel elle allait devoir parler. Bien évidemment, elle ne s'y accouda pas immédiatement, laissant le temps nécessaire aux différents nobles de s'installer.

" - Bonsoir à vous. Je suis Aliénor de Beauvarois, duchesse de Lichtervelde et fille de notre bien-aimée Anna de Beauvarois. Si je me présente devant vous ici cette nuit, c'est dans l'unique but de vous présenter les voeux sincères de ma génitrice. Il lui tarde de venir parlementer en votre si agréable compagnie de choses concernant le pays, et je pense ne pas trop m'avancer en disant qu'elle sera ravie de servir la reine. Je vous transmets donc de mon biais ses amitiés les plus sincères, en vous souhaitant à tous dans la plus grande sincérité une nuit des plus douces. "

Aliénor avait le génie du verbe, c'était indéniable. Tout le monde s'était tut dès qu'elle avait ouvert la bouche et prononcé sa première parole. C'était comme si son charme fragile et timide lui donnait une prestance folle dès qu'elle se mettait à parler en public, quelque soit le terme ou l'idée qu'elle veuille transmettre. Ce fut donc dans les applaudissements les plus chaleureux qu'elle s'inclina devant cette grande assemblée afin de saluer ses interlocuteurs, pour finalement disparaître dans l'envers du décor. La demoiselle était visiblement épuisée, et cela même si elle n'avait parlé qu'à peine cinq minutes. Elle s'était mis une telle pression sur ses frêles épaules qu'elle avait l'impression que sa tête allait exploser littéralement tant elle tambourinait. Pourtant, la jeune noble dû procéder à un ultime effort afin de cacher son mal et de se comporter comme une véritable Lady: Un banquet était organisé par la reine ce soir et il n'était certes pas question qu'elle manque à ses devoirs en faisant un malaise pouvant être évité. Elle se dirigea par conséquent vers l'immense et richissime salle de bal de la souveraine, se délectant de tant de peintures et autres objets d'une valeur inestimable ornant actuellement les murs de cette immense pièce. Aliénor transmit un sourire distingué à tous les nobles qui la saluèrent, et fut plus que surprise que la reine en personne vienne saluer sa prestation. Il va sans dire qu'en la voyant arriver, elle fut une révérence à en soutirer une larme d'un oeil impassible et un sourire plus sincère que jamais.

" - J'ai beaucoup entendu parler de votre merveilleuse science du verbe duchesse. Et j'avoue que pour une fois, je donne amplement raison aux commérages. Votre intelligence n'égale en rien votre beauté secrète c'est indéniable...Je me permets de vous souhaiter à mon tour une nuit des plus douces.
- Je vous remercie de tout coeur, Majesté."


Que pouvait-elle dire d'autre? C'était la première fois que la reine lui accordait ne serait-ce qu'une minute de son temps, et elle était loin de se douter qu'elle aurait pu avoir droit à de quelconques remerciements. Elle dû donc respirer profondément une fois que sa souveraine eut tourné les talons, afin de redonner à son coeur des battements plus normaux. A aucun moment elle ne rougit, à aucun moment elle ne montra un quelconque signe de faiblesse. Elle était comment dire, inébranlable, forte de cette victoire à laquelle elle ne s'attendait pas, tout comme de la confiance lui étant aveuglément accordée par sa mère. Elle ne rougit pas non plus lorsqu'elle eut sa deuxième surprise agréable de la soirée: Un jeune homme visiblement haut placé dans la noblesse s'était avancé jusqu'à elle et lui souriait désormais en faisant preuve d'un charme qui la troubla un court instant...Bien qu'elle ne laissa rien transparaître sur son visage: Tout était dans son regard d'un bleu mystérieux si insondable.

" - M'accorderiez-vous cette danse, divine duchesse de Lichtervelde?
- Avec plaisir jeune homme."


Ce garçon devait bien avoir deux ans de plus qu'elle, et pourtant Aliénor ne s'était nullement gênée à l'appeler jeune homme. Pourtant, elle aurait pu se sentir gênée par une seconde chose: Le duc de Queensberry, son fiancé, venait d'entrer dans la pièce avec tout le charme qui le caractérisait et la jeune noble ne doutait pas qu'il l'ait dédaigneusement remarquée. Pourtant, elle avait néanmoins accepté la proposition à danser de cet inconnu, dansant désormais avec lui munie de la souplesse et de la grâce la caractérisant. Aliénor était magnifique dans cette robe...Et lorsque la musique s'arrêta, ce fut avec la sincérité d'un ange qu'elle le salua afin de le remercier de ce bref moment magique qu'il venait de lui faire passer au cours de cette danse.

Quelques minutes plus tard, Aliénor s'était éloignée de la foule, comme si le bruit et la chaleur l'indisposaient sans qu'elle ne le montre. Elle avait prit en toute inconscience une flûte de champagne millésimé, et s'était réfugiée dans la salle suivante, emplie de bibliothèque si immense qu'elle n'aurait jamais pu l'imaginer. La jeune noble but une gorgée, et une étrange sensation la parcourut, comme si cela lui montait à la tête...Pourtant, elle continua à parcourir les titres de certains ouvrages restant à la portée de sa main...N'attendant nulle visite et nulle "surprise" supplémentaire.


" - C'est...Tout bonnement fascinant. Une vraie merveille."
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Lawrence Leighton
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MessageSujet: Re: M'offririez-vous cette danse mon prince? [Law']   Mer 22 Avr - 18:18

Le jeune Duc venait de passer toute la nuit à rédiger des rapports qui étaient en premier lieux tous aussi désintéressant les uns que les autres et ensuite, vu qu’il allait devoir les remettre à la Reine –enfin à son conseiller-, la tâche devait être faite. Et inutile de préciser que cela devait être plus que parfait. D’ailleurs la pile de papier froissé qui jonchait le sol attestait du perfectionnisme quasi maladif de Lawrence quand il s’agissait d’un travail pour la cour anglaise. Mais que dis je, n’importe quel travail méritait toute son attention. Là, dans cet immense bureau, il avait donc travaillé toute la nuit durant. Si bien qu’aux premières lueurs du jour, le jeune adolescent piqua du nez et s’endormit à même sa table de travail. Un repos sans nulle doute bien mérité. Il était resté dans cette pièce seul un long moment, comme toujours en fait. Enfermé dans ce vaste bureau à bûcher comme un damné à la lueur de quelques bougies. Il ne ménageait pas sa peine, jamais quand il s’agissait de la patrie, du trône, de la couronne et de la royauté… Mais sa « nuit » fut comme d’habitude de courte durée. Lawrence ayant pour habitude de laisser les tentures ouvertes de jour comme de nuit pour admirer la splendeur de la nuit elle-même. Les rayons du soleil se chargèrent de le réveiller. Tout doucement, le jeune homme émergea de sa si courte nuit. Il se releva péniblement. Lawrence soupira un moment. Un bref coup d’œil sur l’immense pendule qui traînait dans un coin reculer du bureau, il se leva. Mais auparavant, il fit tinter une petite cloche. Quelques minutes plus tard, son majordome fit son apparition.

Majordome : « Yes My Lord ? »
Lawrence : « Mes habits sont ils préparés ? »
Majordome : « Bien entendu, j’ai pris soin de sortir votre plus bel apparat. Il va y avoir du beau monde aujourd’hui au palais, je serais un piètre majordome si vous n’étiez pas richement paré. J’ajoute que si vous le désirez, un bain a été coulé à votre attention… »
Lawrence : « Parfait… »

Une fois propre comme un sou neuf et habillé comme il se devait, il n’y avait plus qu’à se rendre à Buckingham Palace. Lawrence décida cependant de se rendre à cheval au palais et non en carrosse. Une promenade allait sans nulle doute lui faire le plus grand bien. Et puis, il fallait bien le dire. L’équitation est l’une de ses rares passions et il possède très peu de temps libre. Alors tout occasion était bonne à prendre. Les précieux documents eux étaient bien sagement entreposés dans une sorte de besace. Ce qui était loin d’être esthétique mais aux grands maux, les grands remèdes comme on dit. La balade équestre en elle même dut de courte durée, Lawrence étant lui même installer dans ses quartiers londonien pour l’occasion. Mais à peine arrivé à la cour, il déchanta vite. Il pensait comme à son habitude pouvoir échapper au rituel des salutations entre nobles, il espérait vainement pouvoir filer à l’anglaise mais non. Il allait devoir attendre parmi cette aristocratie qui ne voyait pas d’un bon oeil qu’une si jeune personne puisse avoir un quelconque lien avec la Reine Victoria. Et les pires d’entre eux étaient sans nulle doute ceux qui pensait qu’il pourrait appâter le Duc avec des beaux mots. Après tout, il est jeune et influençable? Erreur... Les rumeurs sont inflexibilité ne sont pas fausses. Il est improbable qu’il s’allie avec qui que se soit. Et certainement avec un ce gros marquis de je ne sais où qui parle trop fort... Lawrence restait droit comme un réverbère. Cette assemblée lui donnait la nausée... Non, elle lui refilait la migraine. À moins que ce ne soit ce gros tas de graisse. Il lui parle comme s’il se connaissait. Pitoyable... Mais faisons preuve de courtoisie très chère. Essayons de ne pas blesser son ego qui à l’air aussi surdimensionné que son embonpoint. Et le voilà qui rit aux éclats, misère. Que cet homme est bruyant et agaçant. Minutes, il vient de postillonner sur sa veste là? Les mains du petit Duc se crispèrent. Là s’en était vraiment trop. Il allait lui clouer le bec quand une voix s’éleva dans la salle. Law’ tourna son visage. Il la reconnu au premier coup d’oeil. Aliénor, sa fiancée. Enfin celle que ses parents avait désignée en tant que tel. Mariage arrangé... Il n’écouta qu’a moitié. À la fin de son discours, ils applaudirent. Les mains de Lawrence restèrent immuablement silencieuses.

Marquis : « Jolie demoiselle n’est il pas? Et quel verbe, c’est un plaisir d’entendre de... »
Lawrence : « Vous m’excusez mais je suis pressé Marquis, j’ai à faire. Et j’ajoute ceci, si vous vous extasiez devant un discours qui se veut aussi pompeux, futile et inutile. Il va de soi mon ami que vous ne pouvez appréciez un véritable échange verbal de grande qualité. C’est sans nulle doute à cause de se manque flagrant de discernement que vous ne figurez pas parmi les conseillers de notre bien aimé Reine... Elle n’y perd rien et moi non plus... »

Voilà c’était dit et avec comme à son habitude, un manque de tact élégamment orchestré. Le marquis devint rouge écarlate. Certes, Law’ ne venait pas de sa faire un ami. Mais que ne fallait il pas faire pour qu’ils comprennent, qu’il est vain d’essayer de le rallier à une cause autre que celle de sa cousine? Étaient ils tous idiots?

Ensuite vint la partie la plus ennuyeuse de toute, j’ai nommé le bal... Son entretien ne se passerait qu’après cette banalité affligeante. Et voilà les danses... Pitié, qu’on en finisse. Lawrence alla se poster dans un coin, qu’on lui laisse en paix. Et vu sa réputation aucune jeune demoiselle ne vint l’indisposé pour lui demander une quelconque danse. Pas qu’il ne soit pas un danseur émérite mais c’est juste qu’il ne souhaite pas se trouver coller à une autre personne. Même pour une simple valse. Naturellement, si la Reine ordonnait. Il exécuterait mais au sinon, la réponse était toujours la même. Oui mais non merci... Un bref coup d’oeil sur la piste. Il observait avec un air absent les gens. Mais son regard capta une silhouette bien connue. Aliénor dans sait en compagnie d’un homme. Son regard se fit encore plus vide. C‘est tellement débile. La seconde d’après le Duc de Queensberry prit congé de la fête. Il déambulait dans les couloirs, toujours quelques dossiers sous la main. Une porte, il entra... La pièce était vide. Law’ se dirigea vers l’une des immenses fenêtres, se callant dans l’encadrement de cette dernière. Les larges tentures le cachaient facilement aux yeux des autres. Il était seul, il était à l’endroit prévu. Il ne restait plus qu’à attendre. Quelques minutes plus tard, il entendit du bruit. Enfin plutôt une voix. Il soupira. Mauvaise pioche...

Lawrence : « Merveilleux? Il vaut en faut bien peut pour que vous soyez extasier très chère. Mais je ne suis nullement surprit voyez vous. Ho j’en oubliais, magnifique discours. Enfin selon un certains marquis, moi... Je suppose que vous vous doutez de mon avis. »

Le jeune duc se décala pour qu’Aliénor puisse le voir. Il la salua bien bas. Étiquette oblige, il se devait d’être courtois à la place d’être poli.

Lawrence : « Je pensais l’endroit désert... Je suppose qu’il va falloir faire avec. «
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Aliénor de Beauvarois
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MessageSujet: Re: M'offririez-vous cette danse mon prince? [Law']   Jeu 23 Avr - 9:02

Une voix qui ne lui paraissait pas inconnue s’était élevée dans l’atmosphère, et déjà la jeune noble sentait son cœur battre plus fort et plus vite. Ce venin de serpent diffusé dans de tels paroles ne pouvait provenir que d’une seule personne bien connue de la demoiselle : Lawrence Leighton, duc de Queensberry et cousin de notre bien aimée reine Victoria. De tout temps, ce jeune homme avait fait d’Aliénor son souffre douleur, se plaisant à la rabaisser sous le fallacieux prétexte qu’il ne la supportait pas. Hélas pour lui, la duchesse demeurait persuadée qu’il était le plus idiot des deux, à juger comme bon nombre de membres de sa famille avant lui, des personnes dont il ne savait indubitablement rien. Hélas pour lui une fois encore, la duchesse pouvait lui apporter bien plus qu’il ne se plaisait à le penser. Elle était intelligente, débrouillarde, et possédait une science du verbe que même les plus grands érudits d’Angleterre lui enviaient parfois. Elle n’était qu’une gamine de seize ans pourtant, mais l’existence qu’elle avait été contrainte de mener jusqu’à aujourd’hui l’avait fait mûrir bien plus vite et mieux que beaucoup de nobles de son âge…Ce fut en définitive la raison pour laquelle la belle duchesse arbora un visage si impassible en tournant les talons à l’attention du duc. Pour le moment, elle ne faisait qu’écouter vaguement ses dires, encaissant les coups dans le silence le plus complet, ainsi qu’elle avait l’habitude de le faire. C’était comme de l’auto flagellation…Plier mais ne pas rompre comme disait le proverbe, Aliénor encaissait toujours tous les mots et maux du monde sans jamais se plaindre, tel un béni oui oui face à son maître. Mais Lawrence n’était pas son maître…Et Aliénor avait depuis longtemps décidé de ne pas devenir comme toutes ces femmes à qui l’on promet la lune lors d’un mariage et qui finalement se retrouvent aux ordres de leurs maris…La noble demoiselle avait un peu plus d’estime d’elle-même que cela…Et si c’était le genre de vie que lui promettait un mariage avec le duc ici présent, par tous les dieux elle n’aurait de cesse que de le refuser.

« Il faut appeler un chat un chat…Et les chats ne savent pas lire. Ils ne ressentent pas de peine face à des mots cruels, ne s’embrigade pas de sentiments inutiles…Il n’est pas curieux que l’on assimile un certain duc de Queensberry à un chat n’est-ce pas ? La comparaison en reste charmante, mais l’allusion finale l’est nettement moins. Messire Leighton, si vous me trouvez sotte, et bien soit. Mais permettez-moi de trouver la sotte que je suis plus cultivée que vous ne le serez jamais. »

Aliénor ne se souvenait même plus la dernière fois qu’ils s’étaient réellement parlés seul à seul. Elle savait le duc terriblement occupé et jamais elle ne se serait permise de faire irruption dans sa vie. Peut-être était-ce pour cela qu’elle venait de lui prouver que malgré sa gentillesse à toute épreuve, elle pouvait avoir du répondant lorsqu’elle le décidait et cela sans jamais ciller. La duchesse était un génie de la langue…Toujours elle avait souhaité suivre un érudit pendant son long apprentissage et elle espérait on ne peut plus fort qu’un jour, il lui serait donné d’avoir cet ultime honneur. Elle n’eut en définitive qu’un mince sourire au début envers le duc, comme pour le saluer ou bien lui prouver que fondamentalement, elle demeurait toujours la même. Certes, elle semblait plus affirmée au niveau de son caractère, dominait un peu mieux ses pleurs faciles, et cachait avec brio sa maladie ainsi que sa maladresse du mieux qu’elle le pouvait. Finalement, au lieu de rétorquer quelque chose, elle sortit de son tout petit sac à main blanc brodé un cahier bleu, son journal, ou en tout cas l’un de ses nombreux volumes. Il n’était certes pas question qu’elle lui en lise un passage, car ce serait lui dévoiler qu’elle était gravement malade et placée sur la sellette…Mais il fallait qu’elle se rappelle la dernière fois qu’elle lui avait parlé. La dernière fois qu’elle avait vu ses traits à la fois détestables et attirants…La dernière fois qu’il avait dû l’humilier gratuitement, comme il venait de le faire à l’instant.

D’un geste vif et rapide, Aliénor se mit à feuilleter les pages plus vite que jamais, prouvant qu’elle avait dans sa vie passé un bout de temps le nez dans les livres pour être aussi à l’aise avec eux. Il y avait également le fait que ce fut elle qui écrit cet ouvrage encore inachevé, et par conséquent la recherche s’en trouvait plus aisée. Mais ce fut un sourire suivit d’un léger soupir qui aboutit la recherche : Elle ne l’avait plus croisé depuis qu’elle avait douze ans et lui onze…Ce fait lui rappelant bien évidemment qu’elle était plus âgée d’un an. Elle rangea donc son ouvrage, un sourire malicieux aux lèvres, comme si elle avait une idée bien arrêtée derrière la tête. Elle se dirigea vers la fenêtre à côté de celle où Lawrence se trouvait, et se mit à débiter un petit discours auquel le duc ne devait pas s’attendre…Tirée d’une page de son journal qu’elle avait vue furtivement avant de le ranger soigneusement.


« Il est étrange de penser que je ne vous ai pas vu depuis quatre années…J’ai vu les nouvelles lunes, mais pas vous ; J’ai vu des couchers et des levers de soleil mais je n’ai pas vu votre beau visage. Mon cœur est brisé en si menus morceaux, qu’il passerait au travers du chas d’une aiguille. Vous me manquez comme la fleur manque au soleil, comme la fleur manque au soleil au plus profond de l’hiver. Au lieu de diriger sa lumière vers la beauté, le cœur se durcit comme l’univers glacé où votre absence m’a si cruellement jetée. Ma prochaine visite se fera au palais de la reine, où je ne trouverais que vide et hiver si vous n’y êtes pas…Mais l’espoir guide mes pas. C’est l’espoir qui me permet de traverser le jour et plus encore la nuit ; L’espoir que si vous disparaissez à mes yeux ce ne soit pas la dernière fois que je vous contemple. »

C’était une lettre qu’Aliénor avait écrite à l’attention de son défunt bien aimé…Avant que celui-ci ne soit tué. Elle l’avait quelque peu arrangée au fil du temps afin que le langage utilisé évolue tout comme elle, mais il n’empêche que cela prouvait qu’au travers d’aussi belle phrase, il y avait un personnage bien mystérieux. Ainsi, lorsqu’elle se tourna vers le duc, elle retrouva un visage aussi impassible qu’elle le pu, rompant ainsi la magie apportée par ses mots…Tout en préparant un mensonge aussi gros qu’elle, habilement manié.

« J’aurais voulu vous dire ces mots…Mais de tous les nobles présents ici, vous êtes sans nul doute celui qui les mériterait le moins. Vous qui êtes à la tête d’une énorme filiale, et qui pourtant êtes résolument incapable de voir plus loin que le bout de vôtre nez. Soit. Vous n’avez pas besoin de moi, et indubitablement je n’ai nul besoin d’un futur noble aigri avant l’âge n’ayant pas un sou de jugeote. Je viendrais voir dès demain votre intendant afin de vous libérer de cette charge apportée par ce mariage. Je pars la semaine prochaine pour Paris, et je ne reviendrais pas…Inutile donc de nous encombrer de liens inutiles et fortuits. Je ne sais pas comme vous juste faire bonne figure. »


La raison de son départ précipité ? Sa maladie, la poussant à être une personne bien différente que celle qu’elle était autrefois. Néanmoins, ce mal la rongeant de l’intérieur ne l’empêcha pas de s’incliner respectueusement devant le duc avant de tourner les talons, en refermant avec la plus grande douceur la porte derrière elle. Après tout, le duc devait aimer sa solitude tant chérie afin de se montrer si désagréable avec tout le monde…Mais Aliénor, en déambulant seule dans le couloir, songeait à une chose : Le duc finirait par se retrouver seul au monde sans rien, quelque soit son nom ou sa fortune…Parce qu’elle doutait que la reine apprécie qu’il se mette volontairement à dos certains pontes de la noblesse !


« - Cela fait bien longtemps que tout ceci ne me concerne plus.
- Duchesse ? Je cherchais mon bien aimé Lawrence, l’avez-vous vu ? Comme il semble qu’il soit votre futur mari, je me permets de vous embêter avec cette requête !
- Il n’est pas mon futur mari, il semble bien qu’il ne soit pas fait pour le mariage majesté. Je ne vous apprends rien, vous le connaissez mieux que personne. Cependant, si vous le cherchez, il est dans votre immense bibliothèque. »


Sans même oser oublier une révérence, Aliénor sentit un certain agacement chez la reine. Etait-elle contrariée d’apprendre que finalement, la duchesse ne souhaitait pas épouser le duc ? Ou bien peut-être était-ce le duc qui avait influencé sa décision…Quoi qu’il en soit, elle fut plus que surprise de voir avec quelle vitesse la reine la salua pour mieux se lancer à la « poursuite » de son cousin !
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Lawrence Leighton
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MessageSujet: Re: M'offririez-vous cette danse mon prince? [Law']   Jeu 23 Avr - 15:50

Lawrence, Lawrence... Un jour peut être comprendras tu qu’il ne faut pas traiter ainsi tes propres semblables au risque d‘un jour tomber sur plus fort et plus abjecte que toi. Mais pour l’heure, le jeune aristocrate restait tel qu’il était. C’est à dire, un goujat de premier ordre. Ce n’était pas le surnom de « Black Lys » qui lui allait le mieux car aux yeux des autres, il n’était qu’un serpent venimeux à l’affût d’une quelconque proie de choix et sans défense. Telle un cobra royal, il attendait patiemment que l’on tombe dans ses filets. Et gare à l’imprudent qui s’y perdrait, la pauvre âme n’en ressortirait sûrement pas indemne. Mais cette image est quelque peu faussée. Car Lawrence, sous son aspect abrupte et revêche, ne s’attaque qu’a des proies toutes aussi pourries que lui même. Sauf pour Aliénor. La jeune femme avait droit si l‘on puit dire à un traitement de faveur... La duchesse était certainement la pureté incarnée. Et malgré cet aspect immaculé, il n’arrivait pas à ne pas être désagréable en sa présence. Dès lors, une seule et unique question se posait. Pourquoi? Ha, si seulement il le savait. Peut être était ce le caractère même de la jeune demoiselle qui lui faisait horreur? Où était ce sa beauté? Non, tout le monde s’accorde à dire qu’Aliénor est magnifique. Oui mais en quoi? Certes, même Lawrence se rend compte de la magnificence de la duchesse de Lichtervelde. Mais lui n’arrivait pas à en capter l’essence même. Ses yeux d‘une couleur sublime sont devenu au fil des ans comme éteint à la beauté de ce monde, comme si l‘horreur était devenu la seule et unique chose qu‘il leur était donnée de voir et peut être même d‘apprécier. Triste sort... Peut être était cette fragilité qu’il pouvait aisément sentir en elle qui le repoussait tellement? Cette même vulnérabilité qu’il cache aux yeux de tous et qui lui rappelle implacablement que nul n’est un surhomme. Où peut être le simple fait qu’elle soit promise à lui... Il n’a eut de cesse de penser durant ces dernières années, qu’il ne rendrait certainement personne heureux. Et certainement pas Aliénor, le prestige d‘un titre n‘apporte pas le bonheur et la paix de l‘âme. Au contraire, généralement cela apporte ennui et tracas. Pire, qu’être proche de lui n’apporte que malheur et désarrois. Alors, était ce réellement Aliénor en personne qui le faisait fuir de la sorte et que le rendait si discourtois ou était tout simplement sa propre image qui l’écoeurait au point d’en devenir odieux.

Aliénor prit la parole et notre petit duc écouta attentivement le discours de la belle. Un mince sourire caustique sur le bord de ses lèvres. Ce gros tas de marquis avait raison, elle avait une éloquence peu commune. Mais, il n’en restait pas moins que cela ne l’impressionnait guère. Il en fallait plus, beaucoup plus pour le déstabiliser. Lawrence paru blasé un cour instant, comme si quelque soit la personne qui se trouvait devant lui, les critiques que l’ont pouvait formuler à son égard ne lui faisait ni chaud, ni froid. Aliénor pouvait bien continuer encore et encore, il ne cillerait pas d’un poil. Pire, le jeune homme n’hésita pas un seul instant à montrer son agacement naissant en sortant sa montre à gousset et en regardant l’heure. Un peu comme s’il était pressé que cet entretien s’achève et au plus vite. Mais la suite du discours de la duchesse le laissa dubitatif. Elle parlait d’une personne qui semblait lui être chère. Sans nul doute, ce texte ne lui était pas adressé. Mais savait elle à quel point ces quelques mots faisait écho en lui. Bien sur que non, comment pourrait elle le déchiffrer alors que son visage reste si stoïque. Un bref instant, Lawrence sentit une pointe de jalousie naître en son coeur. Mais très vite, il refoula se sentiment impur et impropre de son rang. Après tout, bien qu’ils soient tous deux fiancés par d’autres, il était normal en somme qu’elle se tourne vers d’autres hommes que lui. Surtout quand on connaît l’animal... Alors, il ne fut point surprit en entendant la duchesse lui dire qu’elle ne souhaitait pas être lié avec lui et qu’elle voulait mettre un terme à cette mascarade. Bien, très bien même. Il n’y voyait aucune objection. Pourquoi irait il dire le contraire, après tout c’était un poids en moins sur ses épaules. Il avait déjà tellement de responsabilité à endosser. Il n’avait nullement besoin d’une cinquième roue à son carrosse... Elle le salua, il fit de même et lui rendit la politesse. En ayant bien entendu gardé ce même visage impassible et de marbre. Totalement indifférent au fait qu’il venait en quelque sorte de se faire larguer en beauté... Ce ne fut qu’une fois seul que ses lèvres se délièrent. Il s’avança vers l’immense bureau au traînait les nombreux dossiers qui attendaient d’être présenté.

Law’ : « Faire bonne figure? Hum, possible... Mais après tout ne vivons nous pas dans un monde de faux semblant. »

Le jeune homme jeta un autre regard à sa montre et soupira. La patience ne fait effectivement pas partie de ses qualités. Quelques minutes plus tard, la porte de la bibliothèque s’ouvrit à nouveau. Lawrence qui s’attendait à recevoir le conseiller de la Reine fut surprit de voir la souveraine en personne. Il fit une révérence et s’approcha de sa cousine qui lui tendait la main. Un baisemain s’imposait. Le plus chastement du monde, le duc déposa en signe d‘allégeance ses lèvres sur la main gantée de la Reine Victoria comme il était coutume de le faire. Tout en s’agenouillant, le jeune duc prit la parole.

Lawrence : « Quel magnifique surprise ma Reine. Vous comblez ma modeste personne de joie par votre présence. »

Quel changement d’attitude. Sur le visage de Lawrence trônait un sourire des plus sincère et dans ces quelques mots prononcés, il y avait une sincérité on ne peut plus honnête. C’était sa Reine... Il sacrifiait tellement de chose pour cette femme. Pas par simple obligation il y a plein de noble qui se déroge habilement de leur devoir envers la couronne, mais par envie... Néanmoins, le visage de sa chère et tendre cousine était quelque peu fâché? Avait il fait quelque chose de travers?

Lawrence : « Puis je savoir très chère cousine ce qui me vaut cet accueil si peu amical? Aurais je fait preuve de mauvais goût ou aurais je froissé votre Seigneurie par une quelconque acte manqué? »
Reine Victoria : « Je viens de croiser le duchesse de Lichtervelde à l’instant. Je suis peiné d’apprendre que vos fiançailles soient rompues et je vous prie de réparer vos erreurs Lawrence. Il n’est pas bon pour qui que se soit de vivre éternellement seul. Apprenez donc à vous mêler aux autres... »
Lawrence : « Est ce un ordre votre majesté? »

Reine Victoria : « Oui c’est exactement cela, maintenant laissez moi. »

Le jeune homme se releva et sans la moindre protestation se dirigea vers la sortie, non sans s’être incliner devant l’immense grandeur de la Reine. Lawrence s’engouffra dans les sinueux couloirs du Buckingham Palace. Il croise un domestique et l’apostropha sans aucune marque de respect. Il lui demanda s’il n’avait pas croisé Aliénor. L’homme lui indiqua un couloir sur sa gauche et sans plus attendre, le duc suivit cette piste. Quelques minutes plus tard, elle était là. Non loin de lui. Il n’avait pas vraiment réfléchit. La Reine avait ordonné, il exécutait. Elle lui faisait dos. Il aurait très bien pu faire marche arrière et prétendre l’avoir manqué de peu. Mais il ne peut mentir à sa cousine et croyez le ou non, en cet instant il aurait aimé pouvoir le faire.

Lawrence : « Je dois bien l’avouer, votre éloquence n’a d’égal que votre beauté. Il est dommage à mon sens que vous n’en jouiez pas d’avantage à la cour pour enfin pouvoir vous affirmer face à ces nobles qui ne cesse de pensez que vous n’êtes qu’une jolie poupée sans cervelle. Mais cela est votre choix. Et bien que vous pensiez également que je ne sois qu’un sot de la pire espèce, j’ajoute ceci. Si j’avais le temps de me cultiver comme vous le faites si bien, je ne le prendrais pas car ce que je fais est et restera ma seule et unique priorité. Néanmoins Aliénor, je puis accéder à votre requête. Je ne pomperais pas non fiançailles car d’une manière au d’une autre, nous n’en avons pas le pouvoir. Mais... Je m’incline devant les faits. Il est vrai que je ne suis pas d’une nature docile. Et votre douceur et tout à vote honneur. En un sens, nous nous complétons parfaitement. Et tant qu’a faire, autant que se soit vous qui vous pavanez à mon bras qu’une autre... »

Lawrence, tu n’as décidemment aucun tact. Franchement parfois la Reine exagérait. Déjà qu’il n’était pas bavard et qu’il n’aimait pas spécialement devoir s’expliquer, c’était un exploit qu’il ait pris la peine de la rattraper. Il s’avança vers le jeune femme et lui tendit une main. Cette dernière était naturellement gantée mais elle ne tremblait pas.

Lawrence : « Le bal n’est pas encore terminé. M’accorderiez vous une danse My Lady? »
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MessageSujet: Re: M'offririez-vous cette danse mon prince? [Law']   Jeu 23 Avr - 16:40

Le départ précipité de la duchesse de Lichtervelde avait dû laisser un grand vide dans l’immense palais de la reine Victoria. En effet, de nombreux domestiques étaient venus spécialement à son encontre, comme si leur souveraine les avait avertis de son désir de partir. Ainsi, bien qu’un peu interloquée au début, Aliénor en profita pour dispenser un peu de sa douceur à ceux qui en demandaient. En fait, elle montrait à l’heure actuelle qu’elle était absolument comme sa mère : Douce, discrète mais pas véritablement effacée, remarquablement intelligente mais ne s’en vantant pas…Bien qu’elle ne fut pas non plus un modèle de vertu, elle prouvait que sa valeur était bien plus importante que tous les nobles ventripotents se plaisaient à l’admettre. Pourtant, il restait un homme qu’elle n’avait su convaincre autour de l’une de ses innombrables tirades : Lawrence Leighton, celui qui aurait dû devenir son mari mais qui hélas l’avait poussée jusqu’à ses derniers retranchements. Aliénor avait-elle vraiment fait preuve de toute la patience dont elle était capable ? Sans aucun doute. Mais peut-être aurait-il fallut qu’elle le soit bien davantage en vue de dompter un aussi sauvage duc. Hélas pour lui, elle n’en avait pas la moindre envie et de plus, elle était certaine que sa mère ne s’opposerait pas à sa décision. Elle connaissait sa génitrice, elle avait eu vent de son histoire malheureuse avec l’ancien duc de Lichtervelde. Et aujourd’hui, si elle voulait bien une chose, c’était protéger sa fille de toutes les erreurs qu’elle avait commises, y compris un mariage arrangé. Après tout, Aliénor avait aimé une fois, il n’y avait aucune raison qu’au cours de sa vie elle ne rencontre pas une seconde personne capable de faire battre son cœur et de taire son envie de prouver sa supériorité linguistique…

Alors que la jeune noble continuait à déambuler comme une âme en peine, il fut une voix qui la fit sursauter, la sortant péniblement de sa rêverie passagère. Diable, était-ce un effet de son imagination ou bien Lawrence Leighton l’avait rattrapée ? Sans pour autant tourner son visage vers lui et ainsi lui faire face, Aliénor eut tout du moins la politesse de l’écouter jusqu’au bout, analysant bien mieux qu’un érudit le sens caché de telles paroles. Elle le trouvait bien naïf de penser qu’elle était enchaînée à ce mariage et qu’elle n’avait pas son mot à dire. Si lui n’était qu’au service de sa famille, Aliénor savait depuis longtemps maintenant quels seraient ses choix d’avenir. La duchesse décidait seule, et il n’y avait personne en ce monde, excepté bien entendu sa bien aimée reine, qui saurait influencer ou guider sa route d’une quelconque manière. Ce fut sans doute la raison pour laquelle, une fois qu’il eut terminé sa première tirade, la jeune noble lui fit face avec un sourire visiblement amusé. Il manquait tellement de tact même en faisant des efforts que c’en était risible ! Et encore une fois, il n’existait plus aucune raison pour qu’Aliénor se taise face à cette moquerie dissimulée par de vulgaires paroles dont il ne cernait pas le jeu :


« Il vaut peut-être mieux une autre à votre bras qu’une duchesse de Lichtervelde enchaînée à un handicapé du sentiment Sir Leighton. »

Aliénor ne devenait pas irrespectueuse, ou même fermée à toute discussion, bien au contraire. Ses mots avaient été énoncés avec la plus grande douceur, comme si malgré le fait qu’elle ne supporte pas qu’il se moque d’elle ne l’empêchait pas de le respecter plus qu’il ne la respectait. Et oui, la jeune noble était bien trop gentille et il y avait fort à parier qu’elle allait le payer très cher. Mais pour l’heure, elle menait la discussion, menait la « joute verbale » haut la main, et il n’y avait rien en ce monde et surtout pas ce cher Lawrence Leighton qui avait la mettre hors jeu. Il n’avait pas la carrure pour cela, ni même l’envie de l’avoir visiblement…S’il ne lui prenait pas l’envie d’étudier, il ne lui arriverait pas à la cheville, surtout en sachant qu’elle avait un an de plus que lui et certainement un bien plus mature approche de la vie qu’il n’en aurait jamais. Ce fut pourquoi, alors qu’il lui tendit la main afin de l’inviter à danser, Aliénor recula volontairement d’un pas, la tenue plus fière que jamais. La duchesse avait la tête haute, le regard droit et infaillible, comme si rien ne pouvait l’atteindre, pas même lui. Après tout, depuis qu’elle avait appris l’origine de sa maladie, il n’y avait plus grand-chose pour la mettre à terre.

« Faut-il que vous aimiez votre reine pour être aussi docile. Seulement voyez-vous, je préfère être une sotte au bras d’un homme respectueux et respectable qu’une poupée intelligente entre les bras d’un jeune sot. Même pour dire de la poésie vous n’avez pas la carrure, sans doute est-ce dû à vôtre jeune âge. Peut-être un jour apprendrez-vous qu’il n’existe plus rien en ce monde que je puisse craindre, et surtout pas vous. Ma mère ne m’obligera jamais à vous épouser…Si vous êtes contraint à un mariage, moi, j’attends bien plus que cela. Ce sera un mariage d’amour que je ferais, ou bien je ne ferais rien, cela m’est égal. Mais tout sera certainement plus délectable que la vie en votre triste et indélicate compagnie. »

Le laissant la main tendue vers elle, Aliénor pressa le pas après avoir tourné les talons, retournant pour l’heure dans la salle de bal. Peut-être souhaitait-elle que la reine la contemple sans la présence de Lawrence à son bras, comme une vengeance rudement menée dont personne ne pourrait lui contester la victoire. Et ce fut ainsi que devant les yeux ébahis de certains autres nobles et de la reine Victoria, la duchesse invita à danser le même jeune homme qui lui avait préalablement fait cet honneur. Peu lui importait que Lawrence soit en colère ou éprouve l’ultime désir de se venger…Il n’avait nulle chance face à son génie en la matière, génie qu’elle avait entraîné depuis des mois maintenant qu’il ne lui restait plus grand-chose d’autre.

Une fois la musique de la danse terminée, Aliénor salua son cavalier de soirée et se dirigea à nouveau vers le banquet, comme si cela était devenu un rituel. Elle accosta par la même occasion un érudit qui lui proposa un verre de vin grand cru, dont elle salua les nombreux arômes plus enivrants les uns que les autres. La discussion partit ensuite sur les sciences, la politique, l’avenir, les mathématiques…Tous ces sujets indiscutables que la duchesse adorait et auxquels elle s’intéressait chaque jour. Mais lorsque la conversation tourna vers le sujet « Duc de Queensberry », Aliénor ne fut pas tentée de faire preuve de sarcasme…Une amnésie passagère l’avait à nouveau prise et ce fut donc en toute impunité qu’elle se permis de ne même pas reconnaître le nom de cet homme qu’elle avait quitté il n’y avait pas une demi heure…


« Mais de qui parlez-vous Sir ? Je n’ai nullement été fiancée à cet homme…Je m’en souviendrais ! »

La duchesse eut soudainement un doute…Et prit bien évidemment son carnet bleu en main. L’évidence découverte, Aliénor ne rougit même pas et fit signe à l’érudit de surtout taire ce qu’il venait de voir sous ses yeux. Mais elle doutait qu’il la trahisse : Les érudits d’Angleterre saluaient bien trop sa personne pour lui faire un tel coup bas.

« Je préfère être une poupée sans cervelle mais libérée de cet homme désagréable plutôt qu’une poupée réputée pour son esprit mais ciselée à cet odieux personnage. Et pour vous le prouver, je m’en vais retourner danser ! »


Cette fois sans cavalier…C’était une danse plus « vivante » et par conséquent, il n’y avait pas besoin de partenaire. Tout le monde était le partenaire de tout le monde et Aliénor prouvait ainsi qu’elle savait se mêler à la foule…Sous les yeux plus qu’attentifs de la souveraine, qui ne l’avait pas quittée des yeux une minute.
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MessageSujet: Re: M'offririez-vous cette danse mon prince? [Law']   Dim 26 Avr - 21:32

Lawrence resta un long moment figé dans cette position indélicate, une main tendue vers une personne qui n’était plus présente depuis un petit moment. Il venait de se prendre un merveilleux vent et franchement, ce n’était pas pour lui plaire. N’avait il pas fait un effort? Bien entendu, ce geste n’avait été engagé que par la demande de la Reine mais cela ne nous voulait pas dire qu’il n’en avait pas eut envie. En réalité, le jeune homme avait souhaité danser avec la duchesse dès l’instant où il l’avait entrevue échangé quelques pas de valse avec cet inconnu. Un peu comme s’il ne supportait pas de la partager. Réflexion puérile vu qu’elle ne lui appartenait nullement. C’était entre autre pour ne pas être déçu ou pire, rejeter de la sorte qu’il ne se mêlait jamais aux affaires de coeur, aux bals de la cour ou à toute soirée mondaine. Ce sentiment là, il ne le connaissait que trop bien. Pour ne pas dire par coeur. Elle ne voulait pas de lui. C’était compréhensible, lui non plus ne voudrait pas d‘une personne qui lui ressemblerait dans son entourage. Et c’était bien là tout le problème. Personne ne voulait réellement de sa présence. Qui aimerait avoir un oiseau de malheur près de lui? Sa propre mère préférait le croire mort et ne le reconnaissait même plus comme la chair de sa chair. Pauvre petit prince déchu, mais tu ne peux t’en prendre qu’à toi même. À force de jouer les gros durs, à force de vouloir prouver au reste du monde que tu n‘étais pas faible, tu as finis par en devenir totalement seul et inaccessible aux yeux des autres. Mais n’était ce pas le but voulu? Alors pourquoi cette mine décontenancée? Oublions... Passons à autre chose. C’était un échec, la Reine comprendra. Il avait essayé... La main de Lawrence se referma d’un seul coup, comme si elle avait attrapé un fil imaginaire qui ne le reliait à rien. Puis, il l’abaissa. Le bal n’était pas encore terminé, il n’avait pas discuté de ces fameux dossiers. Après tout, il n’était ici que pour cette unique raison. Le reste ne comptait pas. Il se devait de terminer son travail. Ensuite, il pourra enfin retourner dans sa somptueuse demeure londonienne où personne ne viendra le déranger, où seul il continuera à faire ce qu‘il fait de mieux c‘est à dire servir les intérêts royaux...

Lawrence entra à nouveau dans la grande salle bourrée de monde. Vous avait il déjà dit combien il détestait la foule? Elle est compacte, dense, bruyante... Il n’est pas atteint d’agoraphobie mais il n‘en est pas loin. Les mots prononcés par Aliénor n’arrêtaient pas de tourner dans sa tête. Lui un handicapé des sentiments? Elle n’avait pas tort. Mieux, ces mots étaient cirant de vérité. Pourtant, il fut un temps où cela n’était pas le cas. En fait non... Lawrence a toujours vécut dans son petit cocoon bien à lui. Ensuite, cet endroit douillet a volé en éclat. Au lieu de s’ouvrir aux autres, le jeune duc s’est renfermé sur lui même. Et plus les années passaient, plus il lui était difficile de renouer le contact. Le seul ami qu’il pensait avoir ne venait plus aussi souvent, les visites devant de plus en plus espacée... Lui docile? Non ce n’était pas cela. Lawrence est aussi docile qu’un chien enragé en présence de personnes quelconque. Il n’y a que sa cousine qui puisse prétendre pouvoir l’avoir dresser. Et encore, à vrai dire ce n’était qu’un pur sentiment de loyauté. Alors si être loyal envers la couronne signifiait être dominé. Alors oui, Lawrence le revendiquerait haut et fort. Quand enfin il leva les yeux vers la salle de bal, vers le monde extérieur. Son regard violacé se posa à nouveau sur la duchesse. À nouveau, elle dansait avec cet homme. À nouveau, il eut un pincement au coeur sans savoir si cela était de la colère, de la jalousie ou voir même de la peine. Lui qui ne souhaitait pas ressentir des tels sentiments, il n’y avait bien qu’Aliénor pour que le jeune duc perde ses moyens. En fait, il y avait aussi le marquis de Granby. Lawrence soupira, il tourna son visage et chercha du regard la Reine elle même. Elle était là bien en évidence, elle fixait notre couple improviser sur la piste de danse et vu son regard, cette dernière ne semblait guère apprécier. Le jeune homme se rendit donc vers elle en prenant soin de ne bousculer personne. Une fois à nouveau devant la Souveraine, il s’inclina respectueusement. La Reine le pria de se poster juste à coté d’elle. Quelques regards de nobles se posèrent vers eux, ils ne semblaient pas apprécier cette proximité. Mais Law’ n’y prêta aucune attention. Un long silence... Pesant. Mais Lawrence comprenait c’était à lui de s’expliquer.

Lawrence : « Je suis navré ma Reine. Mais pour une fois, je dois bien l’avouer, je ne puis accéder à votre demande. Il semblerait qu’une union entre ma personne et la duchesse de Lichtervelde soit improbable, pour ne pas dire impossible. Je pense que la duchesse et encore à la recherche du prince charmant chevauchant un magnifique cheval blanc. Et je ne suis qu’un chevalier de l’ombre chevauchant certes un fier destrier mais d’un noir de jais aussi profond que la nuit elle même. Il n‘y a aucune comparaison possible. Dès lors, je pense que tout autre personne lui conviendrait. Et puis je ajouter ma Reine, qu‘une personne cherchant à faire un mariage d‘amour ne sera jamais pleinement satisfaite avec un Leighton. »
Reine : « ... Lawrence... Si seulement vous pouviez y mettre du votre. Je ne suis pas certaine que cela soit la meilleur des solutions. Je vous laisse le choix. Mais sachez ceci, un jour ou l’autre, il va falloir vous trouvez chaussure à votre pied très chère. Vous n’y couperez pas! »
Lawrence : « Bien entendu ma Reine. »

Une autre courbette et Lawrence s’en alla. Il n’avait nul besoin pour le moment de rester au palais. Apparemment, les dossiers n’étaient pas si urgents et il n’allait pas rester ici plus longtemps surtout si le seul sujet de conversation du moment était sa pseudo vie sentimentale... Pitié, tout mais pas çà. Mais il lui restait encore une chose à faire. Ce n’était pas la plus simple, ni la plus délicate. Que dis je, d’une manière où due une autre Lawrence n’est pas réputé pour son tact et sa douceur. Le jeune homme soupira une nouvelle fois... Cette foule, il y avait vraiment trop de gens au mètre carré... Mais il la trouva très facilement, l’objet ou devrait on dire la personne de sa convoitise. Elle était à nouveau sur la piste de danse. Que faire? Il ne pouvait décemment pas la tirer en l’empoigner du bras. Ce serait terriblement impoli, même venant de la part du duc lui même. Il ne lui restait qu’une seule solution, entrer dans la danse. Quel calvaire... Il chercha du regard une jeune femme en peine qui souhaitait danser, quelques pas plus loin il en trouva une. Élégamment il s’avança vers elle et à la stupeur globale, l’invita à danser. Imaginez la scène, le duc de Queensberry, l’une des plus grande fortune de l’Angleterre, le plus riche propriétaire du pays, un jeune homme plutôt charmant et qui plus est proche de la reine elle même qui se penche devant vous et vous demande si vous voulez danser en sa compagnie... La jeune femme accepta immédiatement, le rouge aux joues. Mais à vrai dire elle où un autre, il ne posait pas la question. Et puis très vite, Lawrence changea de partenaire. C’est ainsi dans ce genre de danse, on passe de cavalière en cavalière... Jusqu’à ce que ce soit enfin, le tour d’Aliénor. La main du jeune homme prit délicatement celle de la duchesse. Il continua les quelques pas de danser. Futile, il s’arrêta...

Lawrence : « Ces quelques mots vont sûrement vous soulager le coeur. Vous voilà libre de choisir qui vous voudrez pour compagnon. Puisse un prince charmant, s’il existe encore, croisez votre route Duchesse. Je vous délie de ce contrat, de toute manière il est caduc. Ne vous inquiétez pas pour la Reine, je m’en charge. Je suppose que le sempiternel « au plaisir de vous revoir » n’est pas d’actualité vu que je ne suis qu’un jeune sot handicapé des sentiments et que ce genre de personne dois vous faire horreur. Néanmoins, je vous souhaite une agréable fin de soirée et ce fut un plaisir de croiser votre personne ce soir. »

Ce à quoi Lawrence ajouta un baisemain et il finit par prendre congé. Sans nulle autre forme de cérémonie particulière. Le jeune homme s’en alla, passant entre la foule, ne terminant bien entendu pas cette maudite danse et laissant une cavalière sans danseur... Qu’importe, il allait enfin pouvoir retrouver la froideur de sa demeure. Oui, froideur car nulle chaleur ne parvient encore dans la demeure des Leighton. Plus depuis que les rires d’enfant se sont taris au fil du temps...
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MessageSujet: Re: M'offririez-vous cette danse mon prince? [Law']   Lun 27 Avr - 11:57

Il n’y avait aucun romantisme dans l’air tandis que la musique guidait les pas de tous les nobles danseurs au sein du Buckingham Palace. Pourtant, il y avait une jeune duchesse qui semblait illuminer le visage de tous les autres nobles autour d’elle : Le visage souriant, les gestes souples et habiles, on aurait pu facilement dire qu’elle avait fait cela toute sa vie. Mais dès lors que Lawrence Leighton fut entré sur la piste de danse, les regards s’étaient tous tournés vers les deux jeunes gens : D’un côté, la duchesse de Lichtervelde, beau parti, d’une intelligence rare et qui possédait un génie du verbe que beaucoup lui enviaient. Sa beauté semblait fragile, sa sensibilité entière et parfois, on lui faisait la cour même si l’on savait son engagement envers le Grand Lawrence. De l’autre, le duc de Queensberry. Ce jeune froid et arrogant, cousin aimé de la reine, s’inquiétant bien souvent de ses affaires d’ailleurs. C’était certainement l’un des plus beaux partis d’Angleterre, ce qui constituait certainement l’une des nombreuses raisons pour lesquelles Aliénor se trouvait jalousée. Pourtant, il ne possédait strictement aucune douceur envers la jeune noble, et son respect pour elle se trouvait toujours plus maîtrisé et infime que jamais. Cette description somme toute sommaire résumait amplement ce qu’il y avait à savoir de nos deux « tourtereaux ». Aliénor était la douceur et l’ouverture d’esprit, Lawrence la froideur et la rationalité. Voilà pourquoi la jeune femme fut la première surprise lorsque le duc l’invita à danser, sûrement dans l’unique but de l’humilier une fois encore…La méfiance guidant ses pas plus encore que le plaisir même de danser, Aliénor attendit le verdict avec appréhension. Puis, quand enfin il se décida à ouvrir la bouche, ce fut une duchesse bouche bée qui lui fit face : Lui, rompre leurs fiançailles, la libérer de son engagement ? Elle doutait seulement qu’il le veuille, ou bien alors était-ce qu’il y était contraint par une force extérieure. Par sa surprise, elle fut incapable de prononcer un mot, de rétorquer négativement à cette sentence couperet qu’il osait lui infliger sans aucune raison apparente. Certes, peut-être lui avait-elle énoncé qu’il n’était qu’un handicapé du sentiment et qu’elle le libérait de son engagement, mais n’était-ce pas une habile manœuvre afin qu’il change de comportement envers elle ? Dans tous les cas, ce petit plan avait très mal fonctionné et désormais, Aliénor se trouvait immobile et perdue au beau milieu de la piste de danse…Qu’elle quitta quelques minutes plus tard après avoir reprit ses esprits.

Il fallait rattraper Lawrence. Il ne fallait pas qu’elle oublie trop vite ce qu’il venait de lui dire et pour cela, seule sa faculté de courir vite pourrait l’aider. En conséquence, elle prit les pans de tissus de chaque côté de sa robe et commença sa course folle à travers les longs couloirs de Buckingham Palace. Au bout de quelques minutes, la duchesse commençait à désespérer de remettre un jour la main sur le duc de Queensberry. Sans doute avait-il quitté les lieux depuis bien longtemps et s’épuisait-elle pour rien. Elle cessa donc de courir, se mettant à marcher telle une ombre dans les longs couloirs de pierre, diffusant une atmosphère morbide à vous glacer le sang. Elle ne s’était même pas rendue compte encore que Lawrence se trouvait à quelques pas d’elle, le pas fier et l’allure fringante, semblant marcher avec autant d’envie qu’elle. Ce ne fut que lorsqu’elle leva le regard et qu’elle posa ses beaux yeux bleus sur lui qu’elle se rendit compte qu’en fait, il se trouvait là depuis le début sans doute, et qu’elle s’était épuisée pour rien.


« Lawrence ! »

Aliénor s’était mise à courir vers le duc comme si sa vie en dépendait, ce fut pourquoi, lorsqu’elle parvint enfin en face de lui, elle peina à reprendre son souffle. Pourtant, elle demeurait droite et fière, non plantée comme un piquet devant lui. Cette fois, il n’était plus question de s’écraser devant sa magnificence, ils seraient désormais à armes égales…Du moins tant que Lawrence jugerait à son tour qu’il en serait ainsi.

« Pourquoi décidez-vous toujours seul ? Il ne me semble pas que j’ai eu mon mot à dire dans l’affaire. Je n’ai jamais dit que votre personne me fait horreur, je dirais plutôt les choses autrement : Je suis persuadée qu’il existe en vous des trésors de qualités, mais que vous n’avez cure de les mettre en avant. Vous ne semblez rien attendre de la vie et encore moins des gens qui pourraient se risquer à vous entourer. Avez-vous peur de vivre Sir Leighton ? Avez-vous peur de moi… »

Ce n’était pas vraiment une question qui ponctuait la fin de la phrase de la duchesse. C’était plutôt une simple constatation qui semblait lui faire horreur et qui pourtant résonnait dans son esprit tel un tambour. Avait-il simplement peur d’être fiancé à elle ? Cependant, il ne connaissait en rien la maladie qui la rongeait de l’intérieur, pas plus qu’il ne possédait cette crainte de perdre tous ses souvenirs, comme Aliénor l’avait. Ce fut pourquoi aucun sourire ne parsema le beau visage de la jeune noble : Il existait plutôt sur elle une vague expression de lassitude, marquée par quelques soupirs bien poussés à chaque mot qu’elle avait prononcé. Elle ne savait plus quoi faire, comment réagir…Il n’y avait aucun but dans cette conversation qui n’avait somme toute débuté que par sa seule intervention. Finalement, peut-être Aliénor se battait-elle pour du vent…Tout comme le soupir suivant qu’elle laissa échapper de ses lèvres le laissa entendre.

« Dépêche-toi de vivre ou dépêche-toi de mourir…Voilà la maxime qui frappait violemment mon esprit tandis que je vous parlais tout à l’heure. Je voulais vous faire réagir, que vous vous montriez sous votre vrai jour afin que je sache si vous valiez la peine que je me batte pour vous. Mais que je parte ou que je reste, cela vous est égal n’est-ce pas ? Je n’ose demander que vous me guidiez. Ma vie est-elle ici à vous seconder ou bien à Paris, à seconder quelques ventripotents nobles avec qui je n’aurais strictement rien en communs ? Lawrence, vos ennemis sont nombreux c’est indéniable. Mais ne faites pas de moi la votre. »

Aliénor s’inclina de manière plus douce que les fois précédentes. Elle ne le craignait plus certes, mais il y avait dans sa nouvelle manière de procéder plus de douceur qu’avant. Sans doute ses mots de têtes avaient-ils cessés et était-elle plus calme. Mais pour autant, alors qu’elle venait de rompre un instant le regard pour le saluer, elle se releva doucement et reposa ses beaux yeux sur lui…L’air plus paniqué et tremblant comme une feuille presque morte.

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